2.2 La planète

2.2.2 Tout savoir sur la pollution

La pollution est la dégradation d’un écosystème par l’introduction de substances altérant le fonctionnement de l’écosystème.  Notre environnement serait en danger, mais quelle serait l’ampleur de cette menace ? Quelles seraient les conséquences sur notre santé ? Et quelles solutions seraient viables ?

Ozone, dioxyde d'azote, de soufre, microparticules, pesticides, eau de baignade... La pollution revient périodiquement à la Une. Les enfants sont-ils plus exposés ?

On parle de différents types de pollution :

  • pollution de l’air
  • pollution de l’eau
  • pollution de sols
  • pollution sonore
  • pollution de lumières

Pour  réfléchir…

Pourquoi l'homme est-il aujourd'hui considéré comme le principal responsable du changement climatique en marche ? Quel est exactement son impact sur les processus naturels qui régissent la planète ? Hausse des températures, élévation du niveau de la mer, acidification des océans… quelles conséquences auront concrètement ces évolutions sur notre environnement ? Explications et enjeux en moins de quatre minutes dans cette vidéo de le Monde et prenez des notes sur les conséquences de l’effet de serre et du réchauffement climatique :

Vers l’oral Interactif

Des nombreuses négociations climatiques ont eu lieu dans les 20 dernières années. Regardez la vidéo ci-contre qui explique l’historique de ces négociations jusqu’à Marrakech COP 22 et complétez la fiche texte 2.

Vers l’oral Individuel

Choisissez l’un des ces stimuli visuels et préparez un exposé d’au moins 4 minutes.

Pour en savoir plus

sante

Image 2.2.2z – Les effets des polluants sur la santé

Production écrite

Rédigez une brochure du club environnemental de l’ècole pour encourager les bons gestes au quotidien

Comment? Consultez la page 14.1.8 pour réviser les stratégies d’écriture dela brochure.

Section B niveau supérieur

1.« La nature parle, l’homme ne l’écoute pas». Discutez cette affirmation en exprimant votre point de vue en 150 à 250 mots.

2. « Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux qui ne font rien». Discutez cette affirmation en exprimant votre point de vue en 150 à 250 mots.

2.2.2a

Image 2.2.2a – La pollution de l’atmosphère

Textes et fiches à télécharger

Texte 1
Fiche texte 1 Word | PDF
Fiche texte 2 Word | PDF

2.2.2b

Image 2.2.2b – La pollution des mers et des rivières

Lexique thématique

  • dégradation
  • écosystème
  • bouleversement
  • effet de serre
  •  polluant
  • substances
  • écologique
  • écolo
  • contamination
  • contaminer
  • dépolluer
  • le gaz toxique
  • le rayonnement
  • les émissions nocives
  • nuisible
  • la sureté  nucléaire
  • l’exposition
  • la marée noire
  • les exhalaisons toxiques
  • le trou dans la couche d’ozone
  • la faune
  • la flore
  • la déforestation
  • le déboisement
  • la désertification
  • le gaspillage
  • les déchets
  • le tri des déchets
  • la poubelle
  • trier
  • le stockage des déchets
  • la décharge
  • la décharge sauvage
  • le recyclage
  • recycler
  • la sauvegarde de l’environnement
  • la protection
  • l’énergie propre
  • l’énergie renouvelable
  • les panneaux  solaires
  • le parc éolien
  • les panneaux photovoltaïques
  • énergie épuisable
  • énergie non épuisable
  • une espèce en voie d’extinction
  • une espèce protégée

2.2.2c

Image 2.2.2c – Les effets de la pollution sur notre corps

Profil de l’apprenant

Equilibré et informé: L’apprenant reconnaît l’interdépendance avec les autres et dans le monde où nous vivons, il s’intéresse à des questions à l’échelle locale et globale.

2.2.2d

Image 2.2.2d – Est-ce que cela suffit ?

CAS

Dans le cadre de votre CAS vous proposez des solutions qui vont rendre votre école plus écologique. vous les discutez dans votre comité pour l’environnement, vous les planifiez tout en collaborant avec les autres pour sensibiliser à la question cruciale des petits gestes individuels au quotidien.

Les solutions à la pollution

Voici une brochure réalisée à l’Ile de la Réunion pour sensibiliser les citoyen à et encourager des comportements écologiques.
Nous contribuons tous aux émissions atmosphériques de polluants. L’Etat, les collectivités et les industriels ne sont pas les seuls qui doivent agir afin de réduire les émissions de polluants. Chacun d’entre nous devra consentir quelques efforts afin de protéger notre environnement, notre santé et par conséquent notre futur.
Vous pouvez contribuer à la réduction des émissions atmosphériques de polluants de différentes manières :

Les transports :

Lors de l’achat du véhicule :
Choisissez un modèle d’automobile adapté à vos besoins qui consomme peu.

Au quotidien :
Prenez soin de votre voiture : L’entretien

  • filtre à huile
  • filtre à gasoil
  • filtre à air (filtre à air bouché = 10 % de carburant en plus)
  • vidange
  • réglage du ralenti
  • ne pas modifier le réglage de la pompe à gasoil
  • pression des pneus
  • les galeries : surconsommation de 10 à 20 %

Une voiture mal réglée pollue jusqu’à 50 fois plus qu’une voiture bien réglée. En faisant réviser votre véhicule, vous faites des économies et vous limitez les émissions polluantes.

Minimisez l’utilisation de la voiture en :

  • regroupant vos courses en un seul voyage ;
  • organisant des téléconférences ;
  • travaillant à la maison (télétravail), si possible.

Avant de se déplacer :
Choisir le moyen de transport le plus adapté à vos déplacements
Pour les petits trajets, laissez votre voiture au garage.
Dans le quartier : à pied, à vélo D’un quartier à l’autre : à vélo, en bus Pour aller plus loin : la voiture, le bus
En France, 40% des déplacements font moins de 2 km. Ces trajets effectués généralement moteur froid sont très pénalisant en terme de pollution atmosphérique.
Un court trajet de 500 m en ville s’effectue en 8 minutes à pied. Difficile de faire mieux en voiture : feux de circulation, stationnement difficile et souvent payant …

Pensez au covoiturage : si vous prenez votre voiture, offrez les places disponibles
Afin de contribuer à la réduction du nombre de voitures en circulation, offrez les places disponibles dans votre voiture à ceux qui font le même trajet que vous. Vous pouvez faire des économies en partageant les frais de carburant.

En voiture :
1) Roulez doucement les premiers kms :
Les systèmes antipollution (pots catalytiques) ne sont efficaces que lorsque le moteur est chaud. Les premiers kms moteur à froid use le moteur mal lubrifier et surconsomme 50% de plus pour le premier km et 25% de plus pour le 2ème.

2) Roulez futé
Evitez les encombrements en vous déplaçant si possible hors des heures de pointe. Tenez compte des informations routières pour employer les axes les plus dégagés. 

3) Evitez de créer des encombrements
Ne bloquez pas la circulation. Ne vous engagez pas dans un carrefour encombré. Ne vous arrêtez pas en double file. Ne gênez pas le trafic quand vous effectuez des livraisons.
Une voiture mal arrêtée (même moteur coupé) pendant 5 minutes peut générer le blocage de tout un quartier et provoquer une pollution équivalente à celle émise pour un trajet de 1500 km.

4) Pensez à couper le moteur lors des arrêts prolongés
En cas d’arrêt de plus de 10 secondes (livraisons, courses, tourisme, conversation téléphonique, …) je coupe le contact. Je réalise une économie de carburant, je réduis le bruit et la pollution. Consommation d’un moteur tournant au ralenti :2 litres à l’heure. C’est uniquement le démarrage à froid qui est coûteux en terme de carburant. Une fois le moteur chaud, l’éteindre et le rallumer n’entraîne pas de surconsommation ni de pollution supplémentaire. Arrêter le moteur est un réflexe à prendre.

5) Adoptez une conduite souple et économique
Une conduite agressive, brusque ou trop rapide entraîne une surconsommation de 30 à 40 % et donc une augmentation des émissions de polluants.

6) N’abusez pas de la climatisation
La climatisation entraîne une surconsommation de carburant allant jusqu’à 25 % en ville, et 10% sur route et donc des rejets polluants supplémentaires.

5% de surconsommation sur l’année. Pensez à fermer vos vitres ! et veillez à son entretien.

À la maison:
éteignez les lumières lorsque vous quittez une pièce et économisez l’électricité (65% de l’électricité produite à La Réunion est d’origine fossile) ;évitez l’usage des produits à base de solvants (peinture à l’huile, essence, térébenthine, pesticides et autres). Sinon, manipulez-les avec soin et fermez les contenants hermétiquement. Si vous devez les jeter, faites-le à la déchèterie …

Préférez les produits recyclés et optez pour le tri sélectif
Les produits recyclés permettent d’économiser de l’énergie et de réduire la quantité de déchets destinés à l’incinération, source de pollution atmosphérique.

Air Intérieur : Changeons nos comportements !
Nous passons en moyenne 22 heures par jour dans des locaux fermés (bureaux, écoles, équipements publics...) dont plus de 16 heures à notre domicile. Pour notre confort et notre santé, il est donc important de se préoccuper de la qualité de l’air intérieur. Cette qualité est influencée par nos habitudes de vie, la pollution extérieure entrante, les substances polluantes à l’intérieur de la case et l’aération.

Alors, faisons les bons gestes !
Renouveler l’air de la maison est nécessaire pour s’oxygéner, éliminer les odeurs, diminuer l’humidité et la concentration des polluants.Le tabagisme est la première source de pollution, alors ne fumez pas dans la maison en présence d’enfant ou de femme enceinte.

Vérifiez les appareils à combustion de la maison (chauffe eau et appareils de cuisson), et le conduit de fumée (ramonage obligatoire une fois par an pour le gaz). La flamme doit être bleue et courte ! Une mauvaise combustion peut entraîner une intoxication au monoxyde de carbone.
Ouvrez les fenêtres pendant et après les travaux.
Parfums d’intérieur, combustion d’encens et de bougies … à utiliser avec modération et aération.
Utilisez raisonnablement les produits de nettoyage, respectez les doses et évitez de les mélanger.
Produits anti-moustiques, respecter les consignes du fabricant et n’utilisez des spirales que dans des lieux bien ventilés (de préférence à l’extérieur).
Des plantes dans le logement pour son bien être… mais pas pour dépolluer ! Elles ne pourront jamais se substituer à une bonne aération.

source :http://www.atmo-reunion.net/Comment-lutter-contre-la-pollution.html

Texte 1 – COP21 les points toujours en suspens

COP21 les points toujours en suspens
par AFP, 2015

Objectifs et niveau d’ambition de l’accord, aide financière aux pays du Sud, répartition des efforts entre pays développés et en développement… ces questions épineuses restent à trancher d’ici la fin vendredi de la conférence sur le climat, censée produire un pacte universel contre le réchauffement climatique.

Un accord « ambitieux »? -2°C OU 1,5°C?
En 2009 à Copenhague, les États ont décidé de limiter la hausse de la température à 2°C par rapport à l’ère préindustrielle, ce qui impose de limiter drastiquement les émissions de gaz à effet de serre (GES) en prenant des mesures d’économies d’énergie, en investissant dans les énergies renouvelables, en reboisant les forêts…De nombreux pays, notamment les États insulaires menacés par la montée du niveau de la mer, s’estiment en danger à plus de 1,5°C, mais un tel objectif entraînerait des efforts considérables des grands pollueurs, comme la Chine et Inde, qui s’opposent à un tel seuil.  Dans le texte proposé mercredi, toutes les options sont encore ouvertes: 2°C seul, 1,5°C seul, ou une très probable formule de compromis réaffirmant l’objectif de 2°C, assorti d’un « accroissement des efforts » pour arriver à 1,5°C.

COMMENT Y ARRIVER?  Sur 195 pays, 185 ont annoncé des mesures pour limiter ou réduire leurs émissions de GES à horizon 2025/2030. Mais même si elles étaient tenues, la hausse du mercure serait ramenée à environ 3°C.  Le texte hésite entre des objectifs précis et ambitieux – réduire les émissions de 40 à 70% (scénario pour arriver à 2°C) ou 70 à 95% (scénario pour 1,5°C) d’ici 2050 par rapport à 2010, ou encore atteindre « zéro émissions » à la moitié du siècle – et une formule vague, n’engageant les parties qu’à agir « au cours du siècle ».

CARBONE OU PAS ?  Fait-on aussi figurer dans le texte l’idée qu’il faut à terme se passer des énergies fossiles? Une perspective à laquelle s’opposent les pays pétroliers et charbonniers. Une des formules proposées est la « neutralité climatique » dont le flou fait bondir les ONG environnementales.

RÉVISION DES ENGAGEMENTS?  Un des dispositifs clé de l’accord est la mise en place d’un mécanisme de révision des engagements des différents pays. Il est déjà acté qu’elle aura lieu tous les 5 ans et qu’à chaque fois, il y aura une « progression » par rapport aux engagements précédents. Mais quand commence-t-elle ? La date de 2020/21 pour de nouveaux engagements est proposée. Deux bilans d’étape pourraient par ailleurs intervenir en 2018/2019 puis en 2023/2024.–

Pays développés/ en développement: qui fait quoi? -La convention climat de l’ONU de 1992 a instauré une division stricte entre pays développés/en développement dans le partage des obligations. Les pays industrialisés, États-Unis en tête, voudraient assouplir cette ligne de partage mais des pays comme l’Inde refusent de l’effacer, au nom de leur droit au développement et de la responsabilité historique du Nord dans le dérèglement climatique.  Ce point ultra sensible se décline tout au long du projet d’accord, notamment sur la répartition des efforts de réduction des émissions.
Le choix reste ouvert : que seuls les pays développés prennent des mesures de réduction d’émissions en valeur absolue ou bien qu’à terme tous les pays leur emboîtent le pas.

– Aide financière aux pays du Sud -En 2009, les pays riches ont promis de verser 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 pour financer les politiques climatiques des pays en développement.  Ces derniers veulent que l’enveloppe augmente après 2020, pour financer leurs énergies propres mais aussi les mesures d’adaptation aux effets du réchauffement (digues, alerte météo, semences résistantes), et soulignent l’importance des « fonds publics », plus prévisibles. Un équilibre entre ces deux postes de dépenses semble acquis. Mais les pays industrialisés ne veulent plus être seuls à payer et demandent une contribution aux pays comme la Chine, la Corée du sud, Singapour, les riches pays pétroliers…
Une formule propose que « toutes les parties » mettent à la main au portefeuille, mais « que les pays développés soient moteurs ». Une autre ne demande des efforts qu’aux pays du Nord.

http://www.cop21.gouv.fr/accorddeparis-les-points-toujours-en-suspens